Portes ouvertes à l'AHSD sur le Salève

par Geneviève et Anne-Marie


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28 février 2005

Quatorze randonneurs plus Lord, la mascotte, se sont retrouvés à la Croisette pour longer les crêtes du Salève le dimanche 27 février 2005. Il est 9h30, il fait un froid de canard et la bise souffle. Pas de quoi mettre un chien dehors, pourtant Lord le beauceron compte les membres de son troupeau. Tiens voici les derniers, chouette, on va donc bientôt pouvoir partir ! Nous nous partageons en 2 groupes de 7 personnes chacun, les plus sportifs d'un coté et de l'autre, ceux qui ont envie de profiter de la nature et du soleil qui ne tarde pas à poindre le bout de son nez.

Dès le début, le chemin grimpe, c'est glissant car il y a de la neige et nous n'avons pas pris les raquettes puisque quelques personnes n'en possèdent pas. Les plus rapides foncent devant, ne s'arrêtant pas pour regarder le paysage ou pour reprendre leur souffle. Les autres lambinent en longeant ce qui devraient ressembler à des pistes de ski de fond. Elles avaient dû 'être tracées un jour mais n'étaient plus vraiment visibles.

Le premier groupe file directement en direction du Grand Piton. Anne-Marie et Raymond prennent la tête en papotant. C'est sur un train d'enfer, emporté par des récits de promenades quotidiennes, "environ 15 km /jour, l'œil fixé à ma montre pour battre le record de la veille." que Raymond raconte ses rencontres avec les animaux de la forêt, chevreuils, biches, renards, et sangliers… Aujourd'hui, nous n'avons aucune chance de croiser une bête, elle doit nous entendre venir de très loin. Partout dans les champs enneigés, nous découvrons des traces de lièvres, mais d'eux, pas même un petit bout d'oreille…..


Nous suivons la piste de ski de fond ou la marche est plus aisée que dans les grands champs enneigés empruntés par le deuxième groupe. C'est la promenade idéale, le temps est magnifique en dépit des prévisions pessimistes de la météo, c'est un paysage de carte postale : moment de calme et de détente, provision de bien-être pour affronter le stress de la semaine.


En discutant, le temps passe très vite et il y a déjà 2 heures que nous marchons. Au sommet d'une bute, deux jeunes filles en raquettes nous apprennent que nous sommes à 20-30 minutes du restaurant du "Trou du diable". Allons-y, nous pique-niquerons à proximité et après le repas, un café sera le bienvenu. Malgré le froid, un soleil printanier nous réchauffe pendant notre pique- nique, et un café ou un chocolat dégusté dans la chaleur du bistrot, est la meilleure récompense après l'effort de la matinée. Cette halte au chaud nous permet de mieux faire connaissance.


Pour le retour, nous suivons le tracé de la route et là, merveille, la neige est tassée et c'est sans aucune difficulté que nous regagnons la Croisette. Retour en une heure! Une bagatelle.

L'autre groupe préfère se diriger vers la droite au travers de la forêt. Cela paraît plus pittoresque. Les chaussures enfoncent dans la neige parfois damée. C'est rigolo mais épuisant. Les hypoglycémies se succèdent les unes après les autres. Rien de grave avec des 0,80g/l puis un 0,45g/l. Le resucrage est important par ce temps frais. Il faut aussi attendre patiemment que la glycémie veuille bien remonter pour partir de plus belle à l'assaut des montées. Le guide se faufile parfois entre les branchages. A d'autres moments, il longe de loin les pistes de ski. Il y a vraiment peu de monde ce matin pour apprécier le calme et la beauté des lieux. A force de mettre un pied devant l'autre la ferme de Chavannes est devant nous. Quel bonheur que de pouvoir profiter du soleil, presque à l'abri du vent. Après ce pique-nique fort sympathique il est temps de rejoindre les voitures par un autre chemin mais tout autant pittoresque.

 

Les deux groupes se retrouvent ensuite à l'Auberge des Montagnards pour savourer une boisson chaude et quelques-uns une tarte aux myrtilles. C'est le moment d'échanger nos expériences de la journée et de comparer nos exploits. Modeste montagne, la longue bosse du Salève (environ 1200m d'altitude) est une destination idéale pour profiter à un pas d'Annemasse de l'air vivifiant et de la vue sur la région lémanique et les Alpes.